SAJEM 2026 : La première édition sous le signe de l’Entrepreneuriat

Journaliste
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Entreprendre ou disparaître. L’équation est brutale. Elle a été posée ce jeudi 1er octobre 2026 au Capitol Hôtel de Cocody, à l’ouverture du Sommet Africain du Journalisme et de l’Entrepreneuriat des Médias (SAJEM). Sous le thème « Journalisme, innovation et modèles économiques des médias africains », le sommet réunit pendant une journée patrons de presse, régulateurs et experts pour tenter de sauver un secteur à bout de souffle.

Le constat de l’Etat : un marché à reconstruire

C’est le représentant du Ministre de la Communication, Siandou Meïté, Directeur Général de l’ASDM, qui a donné le ton en ouverture :

« L’idée c’est de reconstruire le marché de la presse. Le Ministre espère proposer un projet de réforme fort d’ici la fin de l’année au gouvernement, pour une opérationnalisation effective au plus tard avant la fin du premier trimestre 2027. » Il pointe une déstructuration profonde : « Depuis 2005, beaucoup d’entreprises sont passées d’un cadre formel à une situation quasiment informelle. »

Pour y répondre, l’ASDM accompagne déjà huit entreprises – six titres de presse écrite et deux radios – présentes dans la salle : « Elles ont été accompagnées pour formaliser leur vision, décliner leurs plans stratégiques avec des cabinets spécialisés. Ces plans sont appelés à être financés par le Ministère à travers l’ASDM. »

Israël Guébo : « La passion fait tenir nos médias. Elle ne les fait pas vivre »

Porté par son Directeur Exécutif Israël Guébo, le SAJEM 2026 veut aller au-delà du constat. Le ton est donné, chiffres à l’appui : « Jusqu’en 2011, la presse écrite générait près de 6 milliards de FCFA de ventes. Aujourd’hui, on parle de moins de 600 millions. Un marché qui a fondu de près de 90%. […] La passion fait tenir nos médias. Elle ne les fait pas vivre. C’est pour cela que ce Sommet porte deux mots : journalisme et entrepreneuriat. Pas l’un contre l’autre. L’un avec l’autre. »

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Et d’ajouter deux exigences claires pour la journée : « Que nous parlions de nos modèles économiques sans tabou : qui paie l’information de qualité, comment, et à quelles conditions pour qu’elle reste libre. Ensuite, que nous nous donnions les moyens de regarder notre secteur en face. Des données complètes, régulières, pour la presse écrite comme pour la radio, la télévision et le numérique. On ne réforme pas ce que l’on ne mesure pas. »

HZ

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