C’est l’une des références du judo ivoirien quand on parle sécurité. Maître Koné Kinapeya Roméo, 5ème Dan judo jujitsu olympien, formateur des Forces de Défense et de Sécurité, ne fait pas de la self-défense pour le spectacle. Il forme pour le terrain. Rencontré à Abidjan, le Maître insiste sur une différence fondamentale que beaucoup confondent.
Le judo sportif est différent de celui opérationnel appliqué dans certaines écoles de gendarmerie et de police. Bien que ces domaines aient la même base, ils visent, deux objectifs différents.
Le premier, le judo sportif est celui “qu’on voit aux Jeux Olympiques, Championnats d’Afrique, Compétitions FIJDA. L’objectif est de gagner selon les règles. Marquer Ippon, Waza-ari. Les règles sont très strictes, à savoir “interdiction de frapper, clés sur les doigts, faires des étranglements debout”. Il se joue sur le tatami, en présence d’un arbitre pendant 4 minutes et le Judogi blanc ou bleu est la tenue adaptée. L’esprit à développer lors de ce jeu est le respect, fair-play, la performance. le risque est maitrisé et la sécurité de l’athlète est prioritaire.
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En ce qui concerne le Judo opérationnel, il est adapté la Police, la Gendarmerie, l’Armée, Gardes du Corps, Self-défense. L’objectif est de neutraliser une menace réelle, vite et efficacement, sécuriser, interpeller et se défendre. Au niveau des règles, il n’y en a pas, tout (coups, projections sur dur, clés, étranglements, armes, sol, multiples adversaires) est autorisé. L’esprit à avoir, c’est la survie, la réaction sous stress et la gestion du danger.

Me Kinapeya en séance d’entraînement avec l’équipe ivoirienne de Judo
Il a aussi souligné que le judo opérationnel prend la base technique du judo sportif : Kumi Kata, Kuzushi, placements, chutes. Mais il enlève les règles et ajoute le contexte réel avec la violence nécessaire.
Me Koné kinapéya Roméo, en plus d’être l’entraîneur de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire Judo senior, il a reçu plusieurs médailles nationales et internationales. Il pratique cet art martial depuis l’âge de 9 ans et a même des clubs de judo dans différentes communes du district d’Abidjan.

Gottentochter
