Depuis lundi 26 octobre 2026, l’organisation internationale de police criminelle (Interpol), l’Allemagne (GIZ) et le Pôle Pénal Économique et Financier forment des enquêteurs ivoiriens à Abidjan pour créer la première équipe nationale de formateurs certifiés.
Un atelier national de haut niveau s’est ouvert au siège régional d’Interpol pour l’Afrique de l’Ouest, à Cocody. Il durera 5 jours, jusqu’au vendredi 30 octobre.
Organisé par l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) et la Coopération allemande (GIZ), en collaboration avec le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) de Côte d’Ivoire, cet atelier porte sur les investigations financières, la récupération des avoirs criminels et la lutte contre la corruption. Cette formation fait suite à la première session organisée en juin dernier. L’ambition est de doter la Côte d’Ivoire d’une équipe nationale de formateurs certifiés par Interpol.
Des experts ivoiriens suffisamment formés pour ensuite former eux-mêmes policiers, gendarmes, magistrats et douaniers, en Côte d’Ivoire et dans toute la sous-région. Daoud Traoré, représentant de la cheffe du bureau régional d’Interpol pour l’Afrique de l’ouest a souligné l’importance de cette initiative.
Dans son discours il a rappelé que la criminalité financière constitue une menace majeure pour la stabilité économique et le développement des États. Transnationale par nature, elle s’appuie sur des mécanismes de plus en plus complexes pour dissimuler les produits d’activités illicites et permettre aux criminels d échapper aux poursuites.
Evoquant les données relatives aux flux financiers illicites, il a relevé la faiblesse des sommes effectivement interceptées à l’échelle mondiale. Selon les chiffres présentés lors de son intervention, seule une proportion d’environ 1% de ces flux serait récupérée ou interceptée, illustrant ainsi l’ampleur des efforts à fournir.
Lire aussi: SEIP 2026/Cybersécurité : « Ne pas payer, c’est déjà se protéger » selon la PLCC – Le Clairon
Le chef de projet Bonne gouvernance à la GIZ a mis en exergue les conséquences de la criminalité financière pour les économies africaines. Il a indiqué que les flux financiers illicites privent le continent africain de ressources considérables, estimées à environ 8,6 milliards de dollars américains.
A ces pertes s’ajoutent la faiblesse des montant récupérés, qui témoigne des difficultés rencontrées par les États pour s’identifier, saisir et recouvrer les avoirs issus d’activités criminelles. Cette situation souligne la nécessité de renforcer les capacités des institutions chargées de détecter les infractions financières, de conduire les enquêtes, de poursuivre les auteurs et de récupérer les biens illicitement acquis. La formation prendra fin le 30 octobre
Gottentochter (Avec Koaci)
