Une mission mixte des Eaux et Forêts et des forces de sécurité a démantelé, le samedi 24 octobre 2026, deux dragues utilisées pour l’orpaillage illégal sur le fleuve Bandama, dans la région du Gôh. L’opération fait suite à des alertes signalant des activités nocturnes sur ce cours d’eau.
La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit dans la région du Gôh. Le samedi 24 octobre 2026, une mission conjointe des services des Eaux et Forêts et des forces de sécurité a conduit une opération de démantèlement d’activités d’exploitation aurifère clandestine sur le fleuve Bandama. Au terme de l’intervention, deux dragues ont été repérées et détruites.
L’opération a été menée sur une portion du fleuve située entre les villages de Kouaméfla, Gobia et Kimoukro, avec la participation du cantonnement des Eaux et Forêts d’Oumé, de la SODEFOR de Gagnoa, de la BSSI et de l’escadron de gendarmerie de Gagnoa. L’Unité nautique de la BSSI a également apporté son appui à cette mission.
Selon les informations communiquées par les services concernés, cette intervention fait suite à plusieurs alertes faisant état d’activités suspectes menées durant la nuit sur le cours d’eau. Les premières patrouilles terrestres déployées sur le terrain n’avaient pas permis de localiser les auteurs de ces activités ni de procéder à leur interpellation. Face à cette difficulté, le directeur régional des Eaux et Forêts et le commandant de l’escadron ont sollicité l’appui des unités nautiques, dont la mission consiste notamment à intervenir dans les zones fluviales difficiles d’accès.
Cette intervention illustre les difficultés liées à la surveillance des cours d’eau, où les activités clandestines peuvent se dérouler à l’abri des regards, notamment pendant la nuit
Cette approche coordonnée a permis de cibler les installations utilisées pour l’exploitation aurifère illégale. Le bilan communiqué à l’issue de l’opération fait état de deux dragues détruites. Aucune information n’a été précisée concernant d’éventuelles arrestations ou les quantités d’or extraites.
Cette intervention illustre les difficultés liées à la surveillance des cours d’eau, où les activités clandestines peuvent se dérouler à l’abri des regards, notamment pendant la nuit. Le recours aux moyens nautiques apparaît ainsi comme un dispositif complémentaire aux patrouilles terrestres pour renforcer la présence des forces de contrôle.
Au-delà du bilan matériel, les services engagés dans cette opération ont salué la collaboration des populations locales. En signalant les activités suspectes à travers les contacts et le numéro vert communiqués par les services de sécurité, les riverains contribuent à faciliter les interventions sur le terrain. Cette coopération est essentielle pour détecter rapidement les sites clandestins et permettre aux équipes d’intervenir dans des zones parfois difficiles à surveiller.

L’orpaillage illégal constitue une préoccupation environnementale en raison des risques de dégradation des cours d’eau, de perturbation des écosystèmes et de pollution liée aux techniques d’extraction employées. Sur le fleuve Bandama, la surveillance des activités aurifères demeure donc un enjeu pour la préservation des ressources naturelles et la protection des populations riveraines.
HZ
