80 ans après la guerre mondiale: Les anciens combattants font de la mémoire un rempart pour l’avenir

Journaliste
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Réunis ce 1er octobre 2026 à l’Hôtel des Armées d’Abidjan-Plateau, le Ministère de la Défense et l’Association Fraternelle des Anciens Combattants de Côte d’Ivoire (AFAC-CI) ont célébré le 80e anniversaire de l’institution. 

Représentant le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le Général de Brigade Issa Sakho a adressé les félicitations du Gouvernement aux membres de l’association. Dans son allocution, il a rendu un hommage appuyé aux combattants disparus ainsi qu’à leurs familles, tout en appelant à faire de ce 80e anniversaire un tournant décisif pour l’AFAC-CI.

Transformer le souvenir en héritage vivant

Au-delà de la commémoration historique, l’enjeu de cette rencontre était clair : transformer la mémoire des conflits passés en un héritage vivant, indispensable à la transmission des valeurs républicaines. Pour le Général Sakho, les valeurs portées par les anciens combattants – courage, discipline, camaraderie et sens du devoir – constituent un patrimoine moral universel. Un patrimoine qui ne doit pas s’éteindre avec le temps, mais continuer d’inspirer les forces armées actuelles et l’ensemble des citoyens dans la consolidation du tissu social ivoirien.

Une vision partagée par le président de l’AFAC-CI, Yassongo Koné. Pour lui, l’héritage des anciens combattants dépasse le cadre strictement militaire. Il embrasse des principes cardinaux de fraternité, de responsabilité et de civisme, essentiels à la vie de la Nation.

La jeunesse au cœur de la stratégie de paix

Abordant les enjeux sécuritaires contemporains, notamment la menace terroriste, le président Yassongo Koné a livré un plaidoyer fort. Selon lui, la réponse armée, bien que nécessaire, doit s’accompagner d’une démarche globale. Cette démarche doit être fondée sur le dialogue, la justice et la valorisation des traditions africaines de conciliation, afin d’édifier une véritable civilisation de la paix.

Placée au centre de toutes les interventions, la jeunesse a été désignée comme l’acteur majeur de cette dynamique de mémoire et de cohésion nationale.

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Pour les dirigeants de l’AFAC-CI et du Ministère de la Défense, la conclusion est unanime : offrir aux jeunes des perspectives concrètes d’insertion socio-professionnelle, d’éducation et de formation reste le meilleur rempart contre les discours extrémistes. C’est à cette condition que la mémoire des aînés pourra s’ancrer durablement comme un levier de stabilité et d’avenir pour l’ensemble du pays.

Gottentochter avec Ministère de la défense

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