Côte d’Ivoire : La SODEXAM annonce un risque de déficit de pluies d’octobre à décembre à cause d’El Niño

Journaliste
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La petite saison des pluies, attendue d’octobre à décembre dans le sud de la Côte d’Ivoire, pourrait être déficitaire. Dans un communiqué publié ce lundi 19 octobre 2026 , la SODEXAM annonce l’évolution d’un épisode El Niño depuis juillet, qui devrait se renforcer en fin d’année.

Il risque de faire plus chaud et moins humide que d’habitude pour la fin de l’année. La Direction de la Météorologie Nationale, via la SODEXAM, tire la sonnette d’alarme. Selon ses prévisions, la Côte d’Ivoire est entrée depuis juillet 2026 dans un épisode El Niño. Le phénomène, qui correspond à un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial, devrait se renforcer entre octobre et décembre et persister jusqu’au début 2027.

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Conséquence directe : la petite saison des pluies, qui concerne le sud du pays d’octobre à décembre, pourrait être marquée par un déficit pluviométrique et des températures au-dessus des normales.

Le cacao, le café et l’hévéa en première ligne

Ce ne sont pas que des chiffres pour les météorologues. La SODEXAM prévient que ce stress hydrique et thermique pourrait peser lourd sur l’agriculture. Les cultures de rente, très sensibles à l’eau – cacao, café, hévéa, palmier à huile – pourraient voir leurs rendements baisser dans les zones les plus exposées. Autre secteur sous tension : l’énergie et l’eau. Avec moins de pluies, les apports en eau vers les grands fleuves – Bandama, Sassandra, Comoé, Cavally – vont diminuer.

Les barrages hydroélectriques pourraient tourner au ralenti, au moment même où la chaleur va faire grimper la demande en électricité et en eau potable dans les ménages. Sur le plan sanitaire, la combinaison chaleur, sécheresse et poussière fait craindre une recrudescence de maladies sensibles au climat, notamment les pathologies liées à la chaleur et la méningite dans les régions du nord.

Attention, déficit ne veut pas dire zéro inondation

El Niño est un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial. Ce phénomène entraîne des modifications des circulations atmosphériques et peut perturber la répartition habituelle des pluies et des températures dans différentes régions du monde. La SODEXAM tient à souligner : un déficit global ne veut pas dire qu’il ne pleuvra plus du tout. « El Niño ne signifie pas absence totale de pluie », insiste l’agence. Des épisodes de pluies très fortes, mais très localisées et de courte durée, peuvent toujours se produire. Et en milieu urbain, particulièrement à Abidjan, ces averses brutales suffisent à provoquer des ruissellements et des inondations.

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En clair : moins de pluie sur trois mois, mais un risque d’inondation éclair qui reste entier. La SODEXAM appelle donc les populations, les agriculteurs, les industriels et les autorités à suivre au quotidien les bulletins météo et les alertes de vigilance, et à adapter leurs activités. L’agence assure qu’elle maintient un suivi permanent de la situation.

Gottentochter avec Sercom

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