Le ministère des Eaux et Forêts, a procédé au lancement officiel de cette semaine de sensibilisation au cours d’un déjeuner de presse le lundi 19 octobre 2026 au Plateau, Placée sous le thème « Assurer durablement la qualité des ressources en eau pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063. »
Devant un parterre de professionnels des médias, d’experts et de partenaires techniques, le ministre a salué une « mobilisation exceptionnelle » qui témoigne, selon lui, de la place désormais stratégique accordée à l’eau. Dressant le bilan des neuf premières éditions, le ministre a rappelé que l’événement a cumulé « plus de 5 000 participants ». Une dynamique qu’il souhaite voir se poursuivre pour « faire évoluer les pratiques de protection et d’usage de l’eau ».
Revenant sur l’édition 2025 axée sur l’innovation technologique, il a cité « les atouts de la télédétection et de la géomatique pour la surveillance des bassins, les outils de suivi de la qualité de l’eau, la réduction des pertes d’eau et les systèmes d’alerte précoce ». Pour 2026, l’objectif est d’aller plus loin. « Nous souhaitons prolonger cette réflexion en examinant comment ces outils peuvent mieux servir la prévention des pollutions et la protection durable de la ressource », a-t-il indiqué.

Le ministre a insisté sur les enjeux : « Préserver la qualité des ressources en eau est une condition de notre sécurité alimentaire, de notre sécurité sanitaire et de notre développement économique ». Et d’avertir : « Une rivière polluée, une nappe contaminée ou un bassin versant dégrader fragilise l’alimentation en eau potable, l’agriculture, la pêche et les activités des entreprises ». S’appuyant sur les données de l’OMS et de l’UNICEF, il a rappelé qu’en 2024, « 2,1 milliards de personnes ne disposaient toujours pas de services d’eau potable gérés en toute sécurité ».
80% d’accès à l’eau potable et un cadre juridique renforcé
Sur le plan national, le ministre a revendiqué des avancées majeures : « Selon le bilan gouvernemental 2011-2025, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 50% en 2011 à 80% en 2024 ». Des résultats obtenus « sous l’impulsion du Président de la République » qui, selon lui, « nous encouragent à poursuivre les investissements ». Le thème de cette année, « Assurer durablement la qualité des ressources en eau pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 », s’inscrit dans la droite ligne du thème de l’Union Africaine 2026.
Pour répondre aux défis, le Gouvernement dit s’appuyer sur « un cadre renforcé, notamment la loi n°2023-902 du 23 novembre 2023 portant Code de l’eau ». Le ministre a appelé à une « coopération effective entre administration, collectivités, usagers et pays partageant les mêmes bassins » à travers la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Il a pointé les pressions qui pèsent sur la ressource : « L’orpaillage illégal, les rejets industriels insuffisamment maîtrisés, les déchets et certaines pratiques agricoles exercent des pressions sur nos ressources ». D’où la nécessité de « prévenir les pollutions, surveiller les prélèvements et protéger les zones de captage ».
En septembre 2026, le ministère a présenté à Abidjan quatorze projets structurants. « Leur investissement prévisionnel représente près de 229,76 milliards de francs CFA pour la période 2027-2032 », a annoncé le ministre, précisant que « ce portefeuille constitue une base de mobilisation des partenaires et des financements ». Au programme : restauration des bassins versants, résilience climatique, création d’un « laboratoire national de la qualité de l’eau » et d’un « système national intégré d’information sur l’eau ».
« Disposer de connaissances solides pour orienter les investissements et les décisions de protection » reste, selon lui, l’objectif principal de cette Semaine Nationale de l’Eau, dont les travaux se pencheront notamment sur le bassin du Bandama. Instituée par décret le 30 janvier 2013, la Semaine nationale de l’eau a pour objectif de sensibiliser l’ensemble des populations et des acteurs à l’importance stratégique de l’eau pour le développement durable du pays, ainsi que de faire le point sur l’état d’avancement des engagements nationaux et internationaux pris par le gouvernement en matière de gestion des ressources hydriques.
HZ
